Policiers sur le terrain

PSQ

La PSQ, Police de Sécurité du Quotidien, se décline depuis le 16 septembre sous une nouvelle forme. Dans trois quartiers de Nouméa vont être déployées des brigades spécialisées de terrain. Il s’agit de créer du lien avec les populations tout en assurant la mission de sécurité.


Ces deux brigades ont été officiellement présentées ce 27 septembre à l’École de police de Normandie. Il faut rappeler que Nouméa figure au nombre des quelques villes de France à bénéficier de ce dispositif particulier qu’est la Police de Sécurité du Quotidien. Une première expérience a été conduite sur Montravel et Pierre Lenquête où l’on a constaté une baisse assez marquée du nombre des cambriolages, et le dispositif est donc étendu. « L’idée, déclare le haut-commissaire Laurent Prévost, n’est pas de saupoudrer, mais de faire l’effort là où l’on constate des besoins. »  Seize policiers, répartis en deux brigades, vont donc être déployés dans les quartiers de Rivière Salée, Tuband et Magenta avec des missions précises. Les brigades tourneront en semaine de 7 h à 20 h et jusqu’à 23 h les vendredi, samedi et dimanche. « Les notions de proximité et de partenariat sont importantes. La police du quotidien ce n’est pas un concept, ce sont des choses très pratiques », précise le Haut-Commissaire.

La police hors les murs

Ces policiers ont été sélectionnés pour leur connaissance des quartiers dans lesquels ils vont travailler et de leurs habitants. « Ces brigades de proximité, indique Laurent Prévost, permettent de fidéliser des policiers sur un secteur qu’ils connaissent parfaitement, d’avoir un contact beaucoup plus fréquent et habituel avec ceux qui y travaillent et y habitent, mais aussi avec ceux qui parfois sont les « clients » des services de police. »  Leur mission sera donc de lutter contre la délinquance et les violences, mais aussi de recueillir du renseignement et enfin de renforcer le lien entre les populations et les forces de l’ordre. Ils seront 11 sur Tuband et Magenta et 5 sur Rivière salée. « On fait l’effort sur les secteurs où l’on sent un besoin d’adapter la présence policière et d’être davantage présent dans le quotidien des habitants, déclare le haussaire. Il y a des attentes qui s’expriment portées par les élus, les commerçants, les transporteurs, la police nationale doit donc en permanence adapter son dispositif en fonction des besoins. »

De bons résultats

Les policiers ont été recrutés dans ces brigades sur la base du volontariat. « Nous allons multiplier les patrouilles, indique le brigadier-chef Ludovic Terrat, responsable de la brigade sur Tuban et Magenta, les patrouilles pédestres, de sécurisation des bus. On va également recueillir des informations suite à des infractions qui seront ensuite transmises aux enquêteurs. Mais nous avons aussi une mission de partenariat avec les institutions, les associations et la population. » Issu d’un commissariat de quartier, Ludovic Terrat explique que sa principale motivation a été cette envie d’aider la population. La police de proximité du quotidien semble déjà enregistrer des résultats positifs. « On a un an de recul avec la création du GSP, explique le commissaire divisionnaire Sandrine Carlin, directrice adjointe de la sécurité publique, et on a obtenu de bons résultats avec une diminution de 20 % des cambriolages sur le secteur de Ducos. On pense que nous avons apporté notre pierre à l’édifice de lutte contre la délinquance. Et nous avons de bons retours de la part de la population, y compris sur le secteur Sud et Rivière Salée où l’on semble se féliciter de cette présence policière plus importante. »