Moins de morts mais plus d’accidents

ZerotolChiffres

La DITTT (Direction des Infrastructures, de la Topographie et des Transports Terrestres) vient de publier le bilan des accidents en Nouvelle-Calédonie depuis le début de l’année. On constate davantage d’accidents, plus de blessés, mais moins de morts.


Les routes de Nouvelle-Calédonie continuent à être particulièrement dangereuses, ce qui réclame des pouvoirs publics, des forces de l’ordre, des associations comme le mouvement citoyen #ZéroTolérance, de ne pas baisser la garde et de rester mobilisés. En effet, « le bilan global, souligne la DITTT, montre une hausse du nombre d’accidents corporels et de celui des blessés et une baisse du nombre tués. » Sur les 7 premiers mois de l’année, on a ainsi déploré 217 accidents corporels contre 168 sur la même période de 2018. Ces accidents ont provoqué la mort de 22 personnes contre 25 en 2018 et 297 blessés contre 228 l’année dernière.

La carte des accidents

La DITTT ne s’est pas contentée de lister le nombre d’accidents et de victimes enregistrés depuis le début de l’année, la direction des transports a établi une véritable typologie des accidents. D’abord, on note une très forte augmentation du nombre d’accidents corporels en zone police, c’est-à-dire Nouméa, de 60 % alors qu’en zone gendarmerie (la Grande Terre et les îles), ce nombre est en diminution de 5 %. Parallèlement, souligne la DITTT, « en matière de blessés tous confondus (hospitalisés et non hospitalisés), la situation est très défavorable en zone police avec une hausse de près de 60 % et stationnaire en zone gendarmerie. »

On apprend par ailleurs que : 4 accidents mortels ont eu lieu à Canala, 3 à Houaïlou et Nouméa, 2 au Mont-Dore et Poum et 1 à Voh, Païta, Ouvéa, Maré, Lifou, île des Pins, Dumbéa, Boulouparis, soit 10 en province Nord, 9 en province Sud et 3 en province des Iles.

Les causes de ces accidents restent les mêmes, dans 81 % des cas, le conducteur et/ou les passagers ne portaient pas la ceinture de sécurité, 83 % des conducteurs roulaient à une vitesse excessive et 75 % d’entre eux sous l’emprise de l’alcool ou/et de stupéfiants, enfin 40 % d’entre eux n’avaient pas le permis. Par ailleurs, 14 des 22 accidents mortels survenus depuis le 1er janvier dernier ont eu lieu le week-end, et 9 d’entre eux ont eu lieu entre 5 et 6 h du matin et entre 22 h et minuit.

Le rapport de la DITTT porte sur la période comprise entre le 1er janvier et le 31 juillet, mais notons qu’au 29 août 2019, le bilan est désormais de 22 accidents mortels, portant le total des morts sur la route à 24 personnes…