« Être fier de ce qu’on a fait »

ECOLE REUSSITE

L’École de la Réussite, financée et soutenue par la province Sud, a présenté à ses partenaires ses perspectives 2020 et sa nouvelle identité visuelle. L’occasion de mettre le focus sur ce dispositif d’insertion professionnelle qui, en dix ans, a accueilli près de 1 000 stagiaires, affiche un taux de réussite de près de 80 % et a tissé un réseau de près de 800 entreprises.


L’École de la Réussite permet à des jeunes sortis du système scolaire ou de l’emploi de retrouver un cadre, un travail et donc de se créer un nouvel avenir. Les témoignages du président de l’école et de trois stagiaires, permettent de mieux comprendre l’intérêt de l’école et son succès.

Gérard Boniface, président de l’École de la Réussite: « décrocher un emploi »

 « Il y a des règles de savoir-être dans l’école qui correspondent à celles de l’entreprise, dès lors que le jeune n’y adhère pas, il ne peut pas rester dans l’école. Ces règles permettent d’obtenir de meilleurs résultats, tant pour le jeune que pour l’entreprise. Le gros travail de nos formateurs est d’accompagner le jeune pour qu’il arrive à décrocher un emploi, car la vocation de l’école est d’accompagner nos jeunes en rupture de scolarité ou de formations, pour différentes raisons. Il ne faut donc pas laisser ces jeunes au bord de la route. Nous les aidons à réintégrer leur projet de vie, trouver un emploi plus facilement et de répondre aux besoins des entreprises qui sont en demande de savoir-vivre et de compétences. »

 

Syndi Moareho, 24 ans : « Pourquoi pas moi ? »

« Je suis en ce moment en formation, étant donné que nous sommes sur la fin de notre parcours, on est en stage en entreprise. Je suis mon stage au dock des engrais de la Chambre d’Agriculture. Je suis entrée à l’école, parce que j’étais jeune, je ne savais pas trop quoi faire, mais j’avais hâte de m’en sortir. Avant d’être à l’école, comme je ne savais pas quoi faire, je n’avais suivi que des formations, mais ça ne m’a pas plu. J’ai eu ma petite fille qui a aujourd’hui deux ans, cela m’a donné des responsabilités, il fallait donc que je me bouge. J’ai entendu parler en bien de l’école et j’avais des amis qui ont été à l’école. Du coup je me suis dit, si elles s’en sont sorties, pourquoi pas moi ? L’école a cassé toutes les barrières de timidité que j’avais, maintenant je peux m’exprimer, je parle même parfois beaucoup (rires). Ça m’a permis d’aller de l’avant, on peut oser faire ce qu’on veut. »  

 

Enricka Faupala, 23 ans :

« J’ai pu voir de quoi j’étais capable »

« Je suis actuellement en CDD en tant qu’assistante administrative au sein d’une société industrielle, LINC, c’est un sous-traitant minier. Mon cousin est un ancien stagiaire et c’est lui qui m’a parlé de l’école. Je me suis renseignée et j’ai trouvé ça intéressant. Avant j’étais vendeuse dans une boulangerie, mais j’avais arrêté mon contrat, parce que je n’arrivais pas à accrocher avec le métier. L’école m’a insérée dans la vie active, j’ai pu voir de quoi j’étais capable et grâce à l’école j’ai trouvé un emploi dans une entreprise. »   

 

 

 

Marvin Vakoumé, 33 ans :

« J’ai persévéré et j’y suis arrivé »

 « À la base, c’est un pari qui s’est soldé pour moi par une réussite personnelle et professionnelle. Ça a été dur, mais j’ai persévéré et j’y suis arrivé. Avant j’étais matelot, je gagnais bien ma vie, mais ça n’était pas stable et quand on est père de famille, c’est compliqué. L’école m’a appris des comportements, la ponctualité, l’assiduité. Nous les jeunes d’aujourd’hui on n’a pas tous ces réflexes-là, l’école nous les apprend, car la vie active, c’est un autre monde. Oui, je suis fier de mon parcours, mais on n’a rien sans rien, il faut savoir faire des sacrifices. Maintenant, j’ai eu mon permis et je suis employé à Alizés Énergie en tant qu’agent de maintenance éolien. »

 

 

 

 


L’École de la Réussite

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