Hépatite B : faisons-nous dépister !

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La Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) lance une grande campagne de sensibilisation et de dépistage de l’hépatite B au début du mois de septembre. Il s’agit d’alerter l’opinion sur les dangers de cette maladie grave et rependue.


Selon l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, entre 3 et 6 % de la population mondiale serait infestée par le virus. La Nouvelle-Calédonie n’échappe pas à cette proportion puisque, selon les chiffres communiqués par le gouvernement, « 9 000 Calédoniens, soit 3,3 % de la population, seraient porteurs du virus, mais seuls 22 % en auraient connaissance et auraient bénéficié d’un suivi ces cinq dernières années. » Dans le même temps et selon les statistiques du registre des causes médicales de décès, 15 personnes seraient décédées des suites d’une hépatite B en 2017 et 2018 ! La lutte contre l’hépatite B est donc un véritable enjeu de santé publique.

Une opération sur toute la Nouvelle-Calédonie

Toutes les énergies sont mobilisées pour cette grande campagne d’information et de dépistage qui se tiendra en six sessions. L’opération se déroule dans toute la Nouvelle-Calédonie du 3 au 7 septembre, en partenariat avec les centres hospitaliers du territoire, les services provinciaux et l’Agence sanitaire et sociale, L’objectif, explique la DASS est « d’éviter la transmission du virus et prendre en charge les personnes porteuses avant qu’elles ne développent des formes graves de la maladie, comme le cancer du foie. » D’un point de vue pratique, la DPASS précise que le dépistage sera effectué à l’aide d’un test rapide, à savoir la ponction de sang au bout du doigt, sous la supervision de professionnels de santé encadrés par un biologiste médical. En cas de résultat positif, une prise de sang sera effectuée. Des messages seront également passés auprès de la population comme de se montrer particulièrement vigilant. En effet, la maladie ne présente aucun symptôme et l’on peut donc être porteur du virus en toute ignorance. Il s’agit donc d’inciter ses proches à consulter et à réaliser de manière régulière des bilans sanguins, et de le faire pour soi-même. C’est d’autant plus important insiste la DASS, que, « la contagiosité de cette maladie est plus importante que celle de l’hépatite C ou encore celle du SIDA. »

Les facteurs de risque

Le virus de l’hépatite B est particulièrement résistant. Les facteurs de transmission sont nombreux et divers, principalement le virus se transmet lors de relations sexuelles non protégées, mais également pour les toxicomanes lors d’injections intraveineuses. On peut également transmettre le virus lors d’un tatouage ou d’un piercing réalisés avec du matériel non stérilisé et à usage répété, de pratiques médicales, mais il se transmet aussi de la mère à l’enfant lors de l’accouchement et par un contact étroit avec une personne infectée. Dans ce dernier cas, cela peut-être via les écorchures voire même par l’intermédiaire d’objets personnels comme un rasoir ou une brosse à dents ! En revanche, si l’on est vacciné il n’y a aucun risque de transmission, aucun risque non plus par le toucher, l’eau, les aliments ou l’utilisation commune de toilettes.



Le programme des prochaines sessions

Elles ont lieu de 8 à 16 heures :

  • Le vendredi 6 septembre, à proximité de la station de bus sur le parking de l’ancien hôpital Gaston-Bourret à Nouméa,
  • Le mardi 10 septembre, dans le hall du pôle sanitaire du Nord à Koné,
  • Le mercredi 11 septembre, dans le hall du centre hospitalier du Nord de Poindimié,
  • Le vendredi 20 septembre, dans le hall de l’aérodrome de Magenta,
  • Le vendredi 27 septembre, à Lifou, à Wé et Chépénéhé.


Télécharger l’affiche de prévention Hépatite B de la DPASS