Familles d’accueil : pourquoi pas vous ?

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La province Sud vient de lancer une campagne de communication pour identifier de nouvelles familles d’accueil. On compte en effet aujourd’hui près de 90 familles d’accueil,mais ce n’est pas suffisant. La DPASS qui a en charge les enfants bénéficiant d’un placement en famille d’accueil ou en foyeren aurait besoin de nettement plus. Les précisions de Cécilia Waheo, directrice adjointe de la DPASS.


Pourquoi avoir relancé aujourd’hui une campagne pour trouver de nouvelles familles d’accueil ?

Cécilia Waheo : Cette campagne traduit une politique en fait permanente de la province Sud en matière de protection de l’enfance : il est vrai qu’on a toujours besoin d’identifier de nouvelles familles qui seraient prêtes à accueillir, pour un temps, dans leur foyer, des enfants qui le nécessitent. Ces enfants sont initialement en danger et il s’agit de les protéger et leur permettre de rebondir. Régulièrement, la province Sud lance de telles campagnes parce que nous cherchons des familles d’accueil de multiples profils et sur toutes les communes principalement en province Sud, mais pas seulement. Nous cherchons à identifier aussi des familles d’accueil particulièrement en province des Iles Loyauté notamment pour développer ce que l’on appelle les séjours de rupture. Cela concerne des enfants qui ont besoin d’un cadre très sécurisant et bienveillant afin qu’ils soient en rupture avec leur quotidien, un petit peu, et avec ce qu’ils ont pu connaître. Un séjour en famille d’accueil de ces enfants est souvent très efficace. Les enfants peuvent durant ces séjours au sein des familles d’accueil s’apaiser, se reconstruire et puiser assez de ressources pour pouvoir continuer leur vie dans leur propre famille dès que les conditions de retour chez celle-ci sont réunies.

Pouvez-vous nous rappeler les critères auxquels il faut répondre pour pouvoir être famille d’accueil ?

C.W. : Le premier critère et condition, c’est l’amour, l’amour que l’on peut porter à un enfant sans pour autant se tromper de place : la famille d’accueil ne devient pas la famille de l’enfant. L’enfant a sa famille et les parents conservent leur autorité parentale pendant toute la durée du placement de l’enfant. Les familles d’accueil doivent donc comprendre la place qui est la leur. Bien sûr, outre l’amour, il faut avoir des capacités éducatives classiques de manière à ce que tous les besoins de l’enfant soient pris en charge. On attend aussi de nos familles d’accueil qu’elles soient particulièrement bienveillantes, patientes, dans l’observation du comportement et des besoins de l’enfant, qu’elles puissent travailler main dans la main avec notre service de protection de l’enfant. Concrètement dès qu’on place un enfant dans une famille d’accueil, un éducateur spécialisé et un psychologue sont immédiatement désignés de manière à soutenir celle-ci et faire les liens entre tous les acteurs qui gravitent autour de l’enfant pendant la durée de son placement. La famille d’accueil n’est jamais seule : le service de protection est en soutien, conseil et aide.

Pour se renseigner et obtenir un rendez-vous d’informations : 20 44 88 /20 44 01 /20 44 52 ou [email protected]
Plus de renseignements sur le site de la province Sud