Intervention de #ZéroTolérance en entreprise : « ce qui m’a marqué, c’est la violence qui peut être due à l’alcool »

intervention entreprise

#ZéroTolérance mène des opérations de sensibilisation dans les écoles auprès d’un très jeune public et intervient également lors de soirées privées, mais les ambassadeurs du mouvement citoyen sont mobilisés aussi sur d’autres terrains. Ils effectuent ainsi des interventions pédagogiques et interactives dans les entreprises au profit des salariés. Cela a été le cas cette semaine auprès de Locabennes, entreprise en charge du nettoyage de la Ville de Nouméa.


L’intervention s’est déroulée dans un dock au sein même de l’entreprise, où une trentaine de salariés a pris place devant l’équipe de #ZéroTolérance. Vidéos, images chocs, chiffres, témoignages… Tous ont été très attentifs aux messages passés et ont souhaité intervenir dans les débats pour faire part de leur expérience ou faire partager leurs commentaires. Personne n’a été insensible au témoignage de cette jeune ambassadrice de #ZéroTolérance qui s’est sortie de l’alcoolisme dans lequel elle était tombée après le décès de sa sœur et de son beau-frère, tués par un chauffard dans un accident de la route. Un autre ambassadeur du mouvement, travaillant pour Sport Action, a insisté sur le fait que les « enfants reproduisent ce que font les parents ». Le public s’est montré à la fois curieux et concerné, alimentant le débat animé par Tahnee Jacob, en charge du mouvement. « Quand je prends de l’alcool, je ne vois pas tout, j’ai compris aujourd’hui qu’en prenant de l’alcool on peut faire du mal aux autres », confie un des employés. Et l’un de ses collègues a ajouté : « c’est bien comme intervention, ce qui m’a marqué, c’est la violence qui peut être due à l’alcool, le monsieur qui bat sa femme. Je vais en parler autour de moi, à mes voisins. »

Faire prendre conscience du problème

Pour le directeur de la société Locabennes, Mickaël Michelon, la prévention est indispensable. « Je pense que c’est vraiment un problème de distanciation manifesté par certains salariés vis-à-vis de l’alcool. Au sein de l’entreprise, nous cherchons des solutions et quoi faire, en dehors du côté sanction (…). Donc si avec ce genre d’intervention, on peut déjà faire prendre conscience du problème, c’est déjà çà. La démarche est bien menée et pratique. Elle n’est pas culpabilisante, ce qui est bien, même si cela ne va pas changer tout. Il faut y aller step by step. On va espérer que certains employés auront pris conscience de quelque chose et que cela percole sur d’autres. » Il faut dire qu’au quotidien, les salariés de la société sont confrontés aux dérives de l’alcool dont ils voient les traces sur la voie publique : « On voit les effets tous les jours de cette problématique d’alcoolisation, c’est-à-dire que, tous les jours des milliers et des milliers de cannettes de bière sont ramassés par nos agents, quelle que soit la période de l’année. (…) », explique le directeur.