Familles d’accueil recherchées…

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Dans le cadre de son action en faveur de l’enfance en danger, la DPASS a en charge les enfants qui bénéficient d’un placement en famille d’accueil ou en foyer. Parce que les places ne sont pas suffisantes, la province Sud souhaite identifier de nouvelles familles d’accueil dans les trois provinces.

Aujourd’hui, on compte près de 90 familles d’accueil situées essentiellement en province Sud même si quelques-unes vivent dans le Nord et les Loyauté. Ces familles accueillent les enfants 24 h/24 pour une période déterminée. La DPASS gère également trois foyers recevant des enfants et adolescents : à Bourail, Dumbéa sur mer et à Boulari, ce dernier étant spécialisé dans le soutien aux futures mères ou jeunes mères avec nourrisson.

Certains placements se font à la demande des familles quand elles sont conscientes des difficultés traversées et demandent un soutien. Des placements souvent courts pour que tout le monde parte du bon pied.

Mais la majorité des placements sont judiciaires c’est-à-dire qu’ils sont ordonnés par un magistrat : le Procureur ou un juge des enfants. Il prononce « cette décision, lourde de conséquences, quand le travail partenarial est difficile avec la famille alors que les dangers pour l’enfant sont constatés à tel point que son bien-être et son développement sont gravement compromis », explique Cécilia Waheo, directrice adjointe de la DPASS. Sauf dans les cas les plus graves qui nécessitent un placement immédiat, la décision du magistrat fait suite à des évaluations approfondies visant à vérifier qu’il n’y a pas d’autres alternatives que de retirer un enfant de sa famille. Le juge peut, par exemple, mandater en amont la DPASS pour procéder à une enquête sociale judiciaire. Il peut aussi avoir au préalable diligenté une enquête de gendarmerie ou de police.

Une vocation : celle du cœur

Être famille d’accueil consiste à donner de son temps et beaucoup d’amour à des enfants et jeunes qui ont une histoire douloureuse. L’accueillir dans sa famille, dans son quotidien sans pour autant se tromper de place : la famille d’accueil ne devient pas la famille de l’enfant. Elle est, pour un temps, un tuteur sur lequel l’enfant va s’appuyer pour puiser des ressources et des forces. Et durant un placement, tout le monde a le même objectif, y compris la famille d’accueil : « le but est que le placement soit le plus court possible. Pour cela, on travaille jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies permettant à l’enfant de retrouver sa famille » développe Cécilia Waheo. Cela nécessite une capacité particulière : ne pas être dans une attitude de jugement des familles des enfants placés et ne jamais les dénigrer devant l’enfant. Quant à la démarche d’être famille d’accueil, « c’est une véritable vocation qui nécessite des qualités de cœur, de générosité, de respect, de bienveillance et de patience importantes. Les familles d’accueil donnent beaucoup d’amour ; elles partagent leur quotidien. Elles écoutent. Elles observent. Elles aident l’enfant à grandir, à dépasser les difficultés. Nous avons un très grand respect pour ces familles qui, dans l’ombre, accomplissent une mission qui agit en profondeur sur les jeunes Calédoniens. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si souvent les enfants qui ont été placés gardent un lien avec leur ancienne famille d’accueil. Elles méritent vraiment la reconnaissance de toute la société », confie la directrice adjointe de la DPASS.

Le soutien apporté aux familles d’accueil

Quand une famille d’accueil prend en charge un enfant, elle n’est pas laissée seule. Le service de protection de l’enfance entre en jeu et élabore avec les parents, l‘enfant et la famille d’accueil un projet précis qui définit les objectifs qui doivent être travaillés durant le placement, une vraie feuille de route pour la famille d’accueil. Sans compter que dès qu’un enfant est placé, un éducateur du service de protection de l’enfance est désigné, de même qu’un psychologue référent. Autant de professionnels spécialistes de la protection de l’enfance qui font des points réguliers avec la famille d’accueil, la conseille, la soutient. Et la province Sud assure également le financement de formations régulières : des temps qui permettent aussi aux familles d’accueil de se rencontrer et d’échanger.

 

Quel profil pour être famille d’accueil ?

Il faut avoir au moins 25 ans et pour le premier agrément ne pas avoir plus de 65 ans. Avoir un casier judiciaire vierge est également exigé. Ensuite, tous les profils de familles sont recherchés : familles, couple sans enfant, célibataires, en ville, en tribu, avec ou sans une activité professionnelle… « Il y a une grande variété d’enfants donc nous avons besoin d’une grande diversité de familles d’accueil », explique Cécilia Waheo. « J’ai de l’amour à donner » : voilà la principale motivation des personnes qui candidatent. D’autres le font au regard de leur histoire personnelle ou lorsque leurs propres enfants viennent de quitter le nid familial. D’autres souhaitent apporter une aide concrète pour la jeunesse. Les familles d’accueil reçoivent bien sûr des indemnités qui permettent de couvrir les charges. Par contre, on ne peut pas être famille d’accueil s’il s’agit de la seule source de revenus du foyer. Toute personne qui voudrait en savoir davantage peut demander un rendez-vous qui sera organisé dans les 8 jours. La procédure d’agrément est également précisée durant l‘entretien.



Pour se renseigner et obtenir un rendez-vous d’informations : 20 44 88 / 20 44 01 / 20 44 52 ou [email protected]

 Plus de renseignements sur le site de la province Sud  

Pour télécharger la brochure Famille d’accueil : Brochure