Les Femmes en colère reçues au congrès

Femmes 27 06 18

Trois questions à… Fara Caillard, responsable du collectif des Femmes en colère.

Pourquoi le collectif des Femmes en colère a-t-il manifesté devant le congrès le 26 juin ?

Fara Caillard :

 

« Tout d’abord, merci de l’intérêt que vous portez à notre cause. Nous nous sommes mobilisées suite à l’agression de Mme Brini à la Foa. Par ailleurs, au vu de la montée exponentielle des violences faites aux femmes, nous continuons à demander au Congrès la tenue d’une réunion publique et en faire une « Cause Pays » s’agissant des violences faites aux femmes. Nous sommes satisfaites de notre rencontre aujourd’hui car une étape est franchie. Le 19 septembre, le congrès organisera une commission plénière (composée de tous les élus) en présence des représentantes d’associations. Nous souhaitons que cette commission aboutisse à une loi-cadre sur les violences faites aux femmes.Par ailleurs, nous avons rencontré l’Etat qui nous a rassurées et nous a informées qu’il existe des dispositifs de sécurité existants pas toujours connus et d’autres en cours comme le téléphone alerte.

De plus, l’Etat est favorable à la création d’un genre de commission de travail sur les violences faites aux femmes. Cette commission serait composée de l’Etat lui-même, des élus, des autorités coutumières, mairies et la société civile. Voilà en résumé la restitution de notre mobilisation aujourd’hui, nous sommes satisfaites des réponses, mais nous restons vigilantes ».

Que contient le cahier de revendication que vous avez déposé au Congrès ?

Nous leur demanderons encore et toujours, la tenue d’un Débat public sur les violences faites aux femmes l’objectif est double. Sensibiliser le pays au phénomène de violence qui touche les femmes quel que soit leur âge, et sensibiliser chaque élu à l’importance et à l’urgence de se saisir de ce dossier et d’en faire :

 

« Une grande Cause Pays », et ce, pour aboutir à une loi-cadre sur les violences. A l’Etat, nous lui demandons de mettre en place un Dispositif de Sécurité, comme : délivrer systématiquement une « Ordonnance de protection ». Cette ordonnance doit concerner tous les types de violences. Elle vise à interdire à l’auteur de ces violences l’accès à un périmètre (zone géographique) défini par la loi, pour protéger les femmes victimes de violences après un dépôt de plainte, afin que l’agresseur ne puisse menacer sa victime et son entourage immédiat concerné. Nous demandons aussi que toute personne âgée isolée, homme ou femme soit dotée d’un dispositif d’alerte à distance portable et simple d’utilisation. Les solutions existent, elles sont à portée de main, il faut juste que l’on soit nombreuses pour aller les chercher auprès de nos dirigeants. »