L’association de Prévention routière cible les jeunes !

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Plus de la moitié des accidentés de la route ont à peine la vingtaine. Une fatalité contre laquelle lutte l’association de Prévention routière de Nouvelle-Calédonie en ciblant ses actions vers le jeune public, et milite pour que l’épreuve du code de la route soit inscrite au cursus scolaire.

« N’attendez pas d’avoir un accident pour penser à la sécurité routière ».

 

Cette maxime, Olivier Goyard, président de l’association Prévention routière de Nouvelle-Calédonie l’use sans jamais se lasser, au près du jeune public. Il cible les jeunes et pour cause, 50 à 60 % des blessés ou tués sur les routes du territoire ont moins de 25 ans. Il existe même un profil type.

 

« Il s’agit d’un calédonien jeune qui, qu’elle que soit son origine, roule à grande vitesse et sous l’emprise de l’alcool »

 

, regrette Olivier Goyard. Le constat est accablant au regard des chiffres européens.

Le territoire enregistre en moyenne cinq fois plus d’accidents routiers qu’en Europe occidentale, dix fois plus si l’on ne considère que la Province Nord.

Située dans le quartier de Motor Pool, à Nouméa, l’association dispose de pistes où les principales réglementations de la route sont reproduites. Feux de circulation, panneaux stop ou cédez le passage, ronds-points giratoires, tout y est ! Les enfants et les adolescents sont mis en situation. Ils circulent sur des deux-roues et comprennent l’importance de la sécurité routière par l’expérience. Rien que l’année dernière, pas moins de 6 000 scolaires, de la primaire au lycée, ont foulé ces pistes.

 

« On l’ignore souvent, mais les jeunes qui commettent des infractions sont ceux que l’on retrouve dans les accidents »

 

, souligne Olivier Goyard.

Consciente du problème, l’association mène aussi régulièrement des stages de sécurité routière pour ceux déjà arrêtés pour infractions.

 

« Notre rôle est de leur montrer comme la frontière entre une infraction et un accident est fine, commente le président. La majorité d’entre eux se rend à ce stage à reculons. Ils s’interrogent sur la nécessité de cette sensibilisation alors qu’ils n’ont provoqué aucun accident ».

 

Pour changer les comportements, il reste encore beaucoup à faire. Dans les prochaines années, l’association Prévention routière entend s’attaquer à une autre difficulté. Parmi les jeunes ayant commis une infraction, 30 à 40 % n’ont jamais passé le permis. Souvent, le problème est l’obtention du code. Pour l’association, cela ne fait aucun doute, il faut intégrer l’épreuve dans le cursus scolaire.