Adavi, une main tendue à toutes les victimes

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Victimes d’infractions pénales ou personnes désireuses de connaître leurs droits, le millier de personnes reçues chaque année par l’association Adavi au Faubourg Blanchot ou au tribunal a besoin de conseils.

Pour l’association Adavi, il ne fait aucune différence entre une personne victime d’une agression et une personne victime de la complexité du droit français. Toutes expriment une souffrance et le besoin d’être informées. Elles sont les bienvenues au sein de ses locaux, situés au Faubourg Blanchot.

« Au départ l’association ne venait en aide qu’aux victimes d’infractions pénales, mais nous avons réalisé que le fait de subir un tort suscitait un tas d’autres questions de droit au sens large », explique Cathia Dantu, juriste dans l’association depuis 13 ans.

De fait, si une femme porte plainte pour des violences conjugales, elle s’interrogera probablement sur ses droits concernant le divorce ou la garde d’enfant, par exemple.

Au cours de l’année 2017, Cathia Dantu et ses collègues ont pu aider plus d’un millier de personnes sur le territoire.

« 59 % nous ont consulté pour obtenir des informations sur leurs droits, de la famille notamment, explique la juriste. Les 626 autres personnes sont victimes d’infractions pénales, violence conjugale, agression physique ou sexuelle notamment ».

Parmi ces individus, la moitié est entrée en contact avec l’association au tribunal de Nouméa. Depuis la fin de l’année 2016, elle y tient un bureau d’aide aux victimes. Une aubaine pour les personnes qui foulent le sol du tribunal pour la première fois afin de déposer plainte.

« Souvent les questions relatives à leurs droits ou simplement au déroulé de la procédure leur viennent quand elles se retrouvent ici, au tribunal » , souligne la juriste.

Le taux de fréquentation du bureau des victimes au tribunal de Nouméa témoigne sans conteste d’une avancée majeure dans l’aide aux personnes en difficultés face à la complexité judiciaire. Seul bémol : les victimes résidentes en province Nord sont peu représentées.

« A l’heure actuelle, elles ne représentent malheureusement que 3,9 % des personnes que nous suivons », reconnaît Cathia Dantu.